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Message de caro (02 Janvier 2006 à 21:15:52)
en relation avec resumé le mariage de figaro de tiff (02 Janvier 2006 à 15:11:54)

figaro

Résumé de la pièce
Figaro, entré au service du comte Almaviva (il est à la fois valet de chambre du comte et concierge de son château), est fiancé à Suzanne, première camériste de la comtesse. Mais le comte, qui commence à s'ennuyer de sa femme, est à la recherche d'aventures galantes. Attiré par les charmes de Suzanne, il envisage de restaurer le droit du seigneur, qui lui permet de goûter aux charmes de toute jeune mariée avant que le mari ait pu en profiter. Aidé par le peu scrupuleux Bazile, le comte fait à Suzanne des avances de plus en plus claires, qui entraînent celle-ci à tout révéler à Figaro et à la comtesse. Le comte doit alors faire face à une coalition qui finira par triompher de lui. Ridiculisé lors d'un rendez-vous galant qui était en fait un piège, il se jette à genoux devant sa femme et lui demande pardon, tandis que Figaro épouse Suzanne.
L'intrigue est compliquée par l'intervention de plusieurs autres personnages, notamment Chérubin, jeune page follement amoureux de la comtesse, mais aussi Marceline, qui vient exiger auprès du comte que Figaro se marie avec elle (ce qui deviendra impossible lorsqu'on apprendra qu'elle est la mère naturelle de Figaro !).
L'un des moments forts de la pièce est le monologue de Figaro (acte V, scène 3), dont un passage qui évoque le comte Almaviva résume à merveille les griefs accumulés contre la noblesse quelques années avant la Révolution :
« Parce que vous êtes un grand Seigneur, vous vous croyez un grand génie !... Noblesse, fortune, un rang, des places : tout cela rend si fier ! Qu'avez-vous fait pour tant de biens ! Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus... »
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Liste des personnages
• Le comte Almaviva, grand corrégidor d'Andalousie
• La comtesse, sa femme
• Figaro, valet de chambre du comte et concierge du château
• Suzanne, première camériste de la comtesse et fiancée de Figaro
• Marceline, femme de charge et duegme
• Antonio, jardinier du château, oncle de Suzanne et père de Fanchette
• Fanchette, fille d'Antonio
• Chérubin, premier page du comte
• Bartholo, médecin de Séville
• Bazile, maître de clavecin de la comtesse
• Don Gusman Brid'oison, lieutenant du siège
• Double-Main, greffier, secrétaire de Don Guzman
• Un huissier-audiencier
• Gripe-Soleil, jeune pastoureau
• Une jeune bergère
• Pédrille, piqueur du comte
• Personnages muets : troupe de valets, troupe de paysannes, troupe de paysans
Résumé de l’œuvre.
Acte I :Jour de noces au château d’Aguas Frescas, près de Séville, chez le comte Almaviva, « grand corregidor » [juge suprême] d’Andalousie. Tandis que Figaro, « concierge » du château, mesure la chambre nuptiale, sa fiancée Suzanne, camériste de la Comtesse, lui apprend que le Comte, tout en ayant officiellement aboli le « droit du seigneur », veut faire d’elle sa maîtresse, et a chargé Bazile (voir le Barbier de Séville) de la négociation. Resté seul, Figaro s’indigne et réfléchit : comment empocher l’argent du Comte sans lui rien céder en échange ? Surcroît d’embarras : la vieille Marceline, aidée de Bartholo - autre revenant du Barbier -, entend faire valoir auprès du Comte une promesse de mariage de Figaro. Elle se querelle avec Suzanne, qui se moque de ses prétentions. Surgit, fort ému, le page Chérubin que le Comte vient de chasser après l’avoir surpris chez Fanchette, la fille du jardinier. Mais Chérubin courtise aussi Suzanne, tout en rêvant à la Comtesse sa marraine, dont il arrache à Suzanne le ruban de nuit. Ils sont surpris par le Comte venu faire sa cour à la camériste : terrifié, Chérubin se dissimule d’abord derrière un fauteuil, puis par un mouvement tournant s’y blottit sous une robe, lorsque le Comte, entendant entrer quelqu’un, lui prend sa première cachette. Ce n’est que Bazile, venu jouer les entremetteurs. Mais une allusion aux sentiments de Chérubin pour la Comtesse provoque la colère du Comte, qui se dresse brusquement ; en mimant sa découverte de Chérubin chez Fanchette, il tire sur la robe et, stupéfait, voit de nouveau apparaître le page ! Il en est d’autant plus irrité que Chérubin connaît maintenant tous ses projets... Heureuse diversion : une foule de paysans et de valets envahit la scène, conduits par la Comtesse et Figaro. Celui-ci demande au Comte de célébrer sur-le-champ l’abandon du droit du seigneur ; celle-là sollicite la grâce de son filleul. Verdict embarrassé du Comte : la cérémonie aura lieu plus tard ; quant à Chérubin, il partira pour l’armée, à l’autre bout de l’Espagne. Mais Figaro, discrètement, lui souffle le moyen de rester au château .
Acte II :Chez la Comtesse. Suzanne informe sa maîtresse, rêveuse et amère, des faits et gestes de Chérubin et du Comte. Arrive Figaro, qui expose son plan : pour lui « donner le change », il a fait adresser au Comte un billet anonyme l’informant que son épouse doit rencontrer un galant le soir même. Quant à Suzanne, il faut qu’elle fixe un rendez-vous au Comte ; mais c’est Chérubin, déguisé, qui s’y rendra. Figaro va donc chercher le page, qui, en tenue d’officier et son brevet à la main (non cacheté, remarque la Comtesse), reste avec les deux femmes. Il chante une romance d’adieu à la Comtesse aussi émue que lui, et plus encore lorsqu’elle découvre au bras du page le ruban volé, taché de sang par une blessure. Elle le lui reprend, en feignant l’indifférence ; au même moment, le Comte frappe à la porte fermée à clé. Chérubin court s’enfermer dans le cabinet de toilette, mais y fait tomber une chaise. La Comtesse, plus morte que vive, prétend qu’il s’agit de Suzanne, et le mari jaloux enjoint à celle-ci, évidemment sans succès, de se montrer ; puis il sort avec la Comtesse tremblante pour chercher de quoi forcer la serrure, non sans avoir au préalable fermé à double tour la chambre - où Suzanne, par bonheur, a pu se cacher. Elle ouvre donc à Chérubin, qui saute par la fenêtre, et elle prend sa place. Retour du Comte et de la Comtesse, qui finit par tout avouer et par donner au Comte la clé du cabinet. Stupeur : « C’est Suzanne ! » Le Comte, penaud, implore le pardon de son épouse, qui, se remettant peu à peu, feint d’avoir voulu punir sa jalousie. Le Comte passe sa mauvaise humeur sur Figaro. Catastrophe : le jardinier Antonio arrive avec à la main un pot de giroflées écrasées et le brevet de Chérubin, que celui-ci a perdu dans sa chute. Mais Figaro sauve la situation : c’est lui, dit-il, qui a sauté par la fenêtre, et a gardé le brevet pour y faire apposer le cachet... Rageusement, le Comte vérifie et doit s’incliner. De nouveau une foule envahit la scène, avec Marceline qui vient réclamer ses droits sur Figaro. Bazile, rudoyé par le Comte, est dépêché au bourg pour y chercher les gens de justice. Demeurées seules, la Comtesse et Suzanne font le point : impossible, désormais, d’envoyer Chérubin au rendez-vous ! C’est donc la Comtesse qui, sous l’apparence de Suzanne, ira elle-même. Mais on n’en dira rien à Figaro .
Acte III :La « salle du Trône », servant de salle d’audience au grand corregidor. Désarroi du Comte, qui se sent joué de tous côtés. Il a convoqué Figaro pour tenter, du moins, de savoir s’il est au courant de son intrigue avec Suzanne. Tête-à-tête aigre-doux entre les deux hommes, également sur leurs gardes. Figaro se moque du Comte (tirade de God-dam, couplet sur la politique), qui croit néanmoins l’avoir percé à jour : « Je vois qu’on lui a tout dit ; il épousera la duègne. » Mais Suzanne retourne la situation en promettant au Comte le rendez-vous tant espéré, en échange de quoi il déboutera Marceline. Hélas ! un mot de trop de Suzanne à Figaro révèle au Comte toute la manœuvre, et il décide de se venger : « Un bon arrêt, bien juste... » En attendant, Marceline puis Figaro essaient d’exposer leur cas à Brid’oison, le juge assesseur d’Almaviva, bègue et formaliste. Le procès commence. Bartholo, promu avocat de Marceline, et Figaro ergotent longuement sur les termes (et/ou, ou/où...) de la promesse de mariage ; le Comte tranche enfin, en condamnant Figaro à payer Marceline ou à l’épouser. En désespoir de cause, Figaro, né de parents inconnus, se proclame gentilhomme afin d’échapper au verdict. Coup de théâtre : ses « nobles parents » se révèlent n’être en réalité que Marceline et Bartholo - lequel refuse obstinément d’épouser la mère de son fils. Marceline profère alors une violente dénonciation de la cruauté masculine, et tombe dans les bras de Figaro. Suzanne, qui arrive avec de l’argent donné par la Comtesse, se croit trahie, mais le malentendu se dissipe, le Comte rage et Bartholo se laisse fléchir .
Acte IV :Une galerie du château. Badinage philosophique et amoureux entre les deux fiancés. La Comtesse relance le jeu en dictant à Suzanne, à l’insu de Figaro, un billet donnant rendez-vous au Comte. Une imprudence de Chérubin, arrivant déguisé en fille parmi une troupe de villageoises, et bientôt reconnu, tourne à la confusion du seigneur dont les vues sur Fanchette sont révélées à tous. La cérémonie décidée à l’acte I se déroule enfin, mais Figaro aperçoit le Comte avec le billet entre les mains ; une indiscrétion de Fanchette lui en apprend la provenance, ainsi que le lieu du rendez-vous. Marceline tente d’apaiser son fils ivre de jalousie, et qui voudrait maintenant tout rompre .
Acte V :Une allée de marronniers avec deux pavillons. Dans la nuit, Fanchette cherche Chérubin. Apparaît Figaro accompagné de Bartholo, Bazile, etc., et d’un groupe de « valets et de travailleurs » qu’il poste aux alentours. Resté seul, il exhale sa rancœur dans un long monologue, et dresse l’amer bilan de sa vie. Caché, il voit arriver successivement Suzanne et la Comtesse, qui ont échangé leurs vêtements et qu’il prend l’une pour l’autre, puis Chérubin qui lutine la Comtesse en la prenant pour Suzanne, enfin le Comte qui redécouvre les appas de sa femme en s’imaginant lui aussi qu’il fait la cour à Suzanne. Mais Figaro furieux trouble leur entretien ; le Comte s’enfonce dans l’obscurité, la Comtesse se retire de son côté et Suzanne, sous son déguisement, décide de punir Figaro de ses soupçons. Mais il la reconnaît bientôt... Reste à punir aussi le Comte : celui-ci, de retour, croit apercevoir sa femme avec Figaro. Fureur, scandale. Figaro est arrêté, Suzanne s’enfuit dans un des pavillons - lequel, sous les yeux du Comte, se vide successivement de tous ses occupants : Chérubin, Fanchette, Marceline... Tandis que la Comtesse, seule, sort de l’autre pavillon. Le Comte, comprenant sa bévue, implore le pardon de son épouse, et « tout finit par des chansons » .
3) Historique de la pièce
La Folle Journée ou le Mariage de Figaro est une comédie en cinq actes et en prose de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799), créée à Paris à la Comédie-Française le 27 avril 1784, et publiée simultanément à Paris chez Ruault et à Kehl à la Société littéraire et typographique en 1785, avec une Préface de l’auteur.
Triomphe dramatique du siècle, le Mariage de Figaro en fut aussi l’un des événements politico-littéraires. Entre la présentation de la pièce aux comédiens-français le 29 septembre 1781 et la première de 1784, Beaumarchais dut affronter successivement six censeurs, atténuer quelques audaces (la version initiale, assez scabreuse, s’en prenait directement aux autorités françaises), vaincre l’opposition royale en mobilisant les milieux éclairés de la cour, se livrer à une active campagne de lectures privées. La bataille de l’édition ne fut pas moins acharnée, et valut même à l’auteur un bref séjour en prison (mars 1785), alors que sa Préface venait d’attiser les polémiques tout en feignant de vouloir calmer les esprits au sujet de « la plus badine des intrigues », habilement résumée et ironiquement dédramatisée : « Un grand seigneur espagnol, amoureux d’une jeune fille qu’il veut séduire, et les efforts que cette fiancée, celui qu’elle doit épouser et la femme du seigneur réunissent pour faire échouer dans son dessein un maître absolu que son rang, sa fortune et sa prodigalité rendent tout-puissant pour l’accomplir. Voilà tout, rien de plus. » Rien de plus ? Car Beaumarchais, en remettant sur scène « trois ans » après (selon la chronologie de la fiction) ses Espagnols du Barbier de Séville, donne aussi à voir la quasi-dislocation, sous l’effet d’une lassitude tôt venue, du couple Almaviva. D’où, sous le mouvement endiablé de la pièce, une mélancolie dont Mozart (le Nozze di Figaro, 1786) saura peindre toutes les nuances, et que la Préface du Barbier, dix ans auparavant, laissait déjà prévoir : « Son Excellence madame la comtesse Almaviva, l’exemple des femmes de son état et vivant comme un ange avec son mari, quoiqu’elle ne l’aime plus... » Surtout, à travers la rupture d’un autre couple, celui du maître et de son serviteur, Almaviva et Figaro jadis alliés pour conquérir Rosine et maintenant rivaux, Beaumarchais a su « faire entrer » dans sa pièce « la critique d’une foule d’abus qui désolent la société » (Préface du Mariage) : les complaisances de la justice, l’oppression seigneuriale et celle, plus subtile et moderne, de l’argent. Rien toutefois, l’espace d’une « folle journée », ne semble irrémédiable, ni l’inconstance, ni l’ingratitude, ni même les « abus », comme en témoignent les nouveaux venus dans la « famille Almaviva » : le page Chérubin, cette figure du désir qui trouble la Comtesse sa marraine, est encore un « morveux sans conséquence » (la conséquence viendra, et ce sera la Mère coupable) ; Suzanne, courtisée par son maître, demeure incorruptible, et d’une inflexible fidélité envers son fiancé Figaro.



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