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résumé de black boy
Black boy Il s’agit de l’itinéraire d’un écrivain noir dans l’Amérique blanche. Enfant d’une institutrice de village et d’un père illettré, qui les abandonna, Richard Wright décrit son existence misérable dans le Sud ségrégationniste. Vagabondages, maladies, petits métiers, peur et honte de cette peur sont son lot quotidien. Mais s’il ressent son départ pour le Nord, à Chicago, en 1927, comme une délivrance, il le vit aussi comme un déracinement. Employant les mots comme des armes, Richard Wright a marqué toute une génération d’auteurs tels James Baldwin ou Toni Morrison. "C’est la lecture fortuite de romans d’imagination et de critiques littéraires qui m’avait donné de vagues aperçus des possibilités de la vie..." "A regarder manger les Blancs, mon estomac vide se contractait et une colère sourde montait en moi. Pourquoi ne pouvais-je pas manger quand j’avais faim ?" "Chacun de nous haissait et craignait les Blancs et cependant si un Blanc était apparu subitement, nous aurions arboré des sourires silencieux et soumis." Richard, à l’âge de quatre ans, lassé des silences imposés par sa mère et sa grand-mère, se met à jouer avec le feu en incendiant les rideaux : l’incendie détruit la maison : "...Je n’avais pas vraiment l’intention d’incendier la maison. Je voulais seulement voir à quoi ressembleraient les rideaux quand ils brûleraient. L’idée ne m’a pas plus effleuré que je me cachais dans une maison en feu. Maintenant, les escaliers tombaient sur le plancher au-dessus de moi... les cris se firent plus aigus. J’eus la vision de ma grand-mère impuissante étendue sur son lit, des flammes jaunes dans ses cheveux noirs. Ma mère était-elle en train de brûler ? On allait peut-être tous brûler dans la maison... Pourquoi est-ce que je n’avais pas pensé à tout ça avant de mettre le feu aux rideaux ? J’avais une envie folle de devenir invisible, d’arrêter de vivre." Il se cache et sort in- extremis grâce à son père. Heureusement personne, dans la famille de Richard, n’a été blessé. A chaque bêtise, il se fait battre, punition habituelle de la part des figures d’autorité qui le dominait. Quand son père de façon figurée lui dit de tuer un chat qui fait trop de bruit à l’extérieur, il lui désobéit sciemment et l’étrangle. Quand sa mère le fait l’enterrer et prier pour lui, il est hanté par l’image de son fantôme. Puis le divorce de ses parents va forcer sa mère à travailler pour trouver une autre maison, qui permettra de la nourrir, laissant seuls Richard et son frère. Alors qu’il a six ans, il fréquente le « saloon » de l’endroit et apprend à boire et à jurer. Malgré ses évidentes capacités intellectuelles, prouvées par la rapidité avec laquelle il apprend, il est encore inconscient des relations entre les Noirs et les Blancs dans le Sud. La paralysie de sa mère force Richard et sa famille à déménager à Elaine, en Arkansas, pour vivre avec Tante Addie et Oncle Hoskins qui est le prospère propriétaire d’un « saloon » où se restaurent les travailleurs noirs. En route, ils s’arrêtent pour séjourner chez la grand-mère à Jackson. Ella, la jeune maîtresse d’école qui a une chambre chez elle, ayant lu à Richard l’histoire de Barbe-Bleue, la grand-mère la chasse pour blasphème et « diablerie ». Elle le bat parce qu’il lui dit ce qu’elle considère comme des « obscénités ». À Elaine, on lui permet, pour la première fois, de manger autant qu’il le veut. Mais un groupe de Blancs envieux tuent Oncle Hoskins, et Richard et sa famille fuient la ville. Ils restent quelque temps chez la grand-mère avant de déménager à West Helena, où Richard se joint aux enfants noirs du voisinage pour ridiculiser des juifs. Ils vivent dans une zone en proie à la pauvreté, où un jour, il assiste aux ébats d’une prostituée et d’un homme dans la chambre du dessus. Ils déménagent de nouveau, et, peu de temps après, Tante Maggie épouse le professeur Matthew, un mystérieux Noir qui ne vient la voir qu’en secret. Or il tue une Blanche, et lui et Maggie doivent fuir vers le Nord. Pour gagner de l’argent et pouvoir se nourrir, Richard décide de vendre sa chienne, Betsy pour laquelle une Blanche accepte de payer un dollar, mais il refuse parce qu’il ne veut pas la vendre à une Blanche. Il est inscrit à l’école, où il est en retard et trop effrayé pour participer à la classe. Maintenant plus vieux, il entre dans une bande de jeunes Noirs qui se battent contre des Blancs et parfois jusqu’au sang. La famille déménage à plusieurs endroits. La santé de sa mère commence à se dégrader et, un jour, une attaque la laisse paralysée. Richard et son frère sont envoyés vivre chez différents parents : Leon va chez Tante Maggie dans le Nord tandis que Richard choisit d’aller chez Oncle Clark et Tante Jody à Greenwood. Mais il refuse de dormir dans son lit après avoir appris qu’un cadavre y a déjà pris place. Quand son oncle et sa tante le punissent parce qu’il dit de « gros mots », il demande à être renvoyé chez sa grand-mère. À l’âge de douze ans, il se sent détaché de sa mère, n’a pas encore fait une année complète à l’école mais sait ce que souffrir signifie. Vivre dans la maison de la grand-mère, c’est manger peu de viande et de poisson car elle est membre de l’Église adventiste du septième jour. Il est inscrit à l’école religieuse où enseigne Tante Addie qui le considère comme un mauvais exemple pour les autres, et le punit pour des choses qu’il n’a pas faites. Un jour qu’à la maison elle le menace de le battre, il saisit un couteau de cuisine pour se défendre. Une session de renouveau de la foi étant tenue à l’église, la grand-mère l’y tire, dans l’espoir de sa conversion. Il prétend alors pouvoir croire en Dieu s’il peut voir un ange ; elle se méprend et croit qu’il en a réellement vu un. Quand il doit la détromper, il doit aussi promettre de prier pour se repentir. Essayant d’échapper au « temps de la prière », il écrit l’histoire d’une Indienne qui se suicide en se noyant. À l’école, il est tenu à l’écart par ses camarades parce qu’il n’a pas d’argent. Voulant en gagner pour acheter des livres et de la nourriture, il obtient un job de vendeur de journaux. Mais, un jour, un ami de la famille lui fait remarquer qu’ils sont pleins de propagande raciste. Aussi refuse-t-il de continuer à les vendre. Là-dessus, sa grand-mère tombe malade et meurt peu de temps après. Il contrevient alors à sa volonté et prend un emploi qui requiert de travailler le jour du sabbat. Il doit faire le ménage pour une Blanche qui le maltraite, qui lui donne du pain rassis, le soupçonne de la voler, et lui dit que les nègres ne pourront jamais devenir des écrivains. Aussi n’y retourne-t-il pas et prend-il un autre travail dans une autre famille blanche, servant le petit déjeuner et faisant le ménage. Sa mère le convainc d’aller à une église méthodiste avec elle ; il y consent non par conviction, mais parce que ses camarades y font des rencontres. À l’occcasion d’une session de renouveau de la foi, il est forcé de se convertir et est baptisé par sa mère comme l’est toute la communauté noire. Pendant ce temps, Oncle Tom et sa famille s’établisssent à l’étage de la maison de la grand-mère. Tom, qui n’aime pas le ton de voix de Richard, le menace de le battre. Il se défend contre lui en saisissant des lames de rasoirs pour l’en frapper. Il trouve un travail dans une briquetterie, mais il est mordu par le chien du patron et ne reçoit pas de traitement, le Blanc qui devrait le lui donner prétendant que la morsure d’un chien ne peut faire de mal à un « nègre ». À cette époque, Richard écrit une histoire intitulée "Le vaudou du demi-arpent de l’enfer" qui est publiée dans un journal noir local. Mais il ne reçoit pas de commentaires positifs de la part de sa famille ou de ses camarades. Quand il arrive à la fin de ses études, il est élu major de sa promotion. Mais le principal voudrait qu’à la cérémonie de remise des diplômes, il lit un discours écrit à l’avance, ce qu’il refuse, lisant son propre discours et détruisant ainsi toute possiblité d’obtenir un poste d’enseignant. Manquant alors désespérément d’argent, il devient livreur pour un magasin de vêtements, où il peut constater la façon méchante et même brutale dont on traite les Noirs. Il est chassé de différents emplois parce que les Blancs n’approuvent pas sa conduite ; il ne sait pas rire ou parler comme « les autres nègres ». Un camarade d’école, Griggs, l’aide à trouver un emploi dans un magasin d’optique possédé par un Yankee, M. Crane, qui est convenable ; cependant, Pease et Reynolds, deux employés blancs, le tourmentent au point de lui faire quitter l’endroit. Il devient alors homme de ménage dans un hôtel de la ville, où il rencontre d’autres garçons noirs de son âge. L’un, nommé Shorty, le surprend à se dégrader en permettant à un Blanc, pour vingt-cinq cents, de lui donner un coup de pied dans le derrière. Il trouve alors un travail au cinéma où il est impliqué dans une escroquerie aux billets. Il en obtient assez pour pouvoir aller vivre à Memphis. Il y loue une chambre dans Beale street, rue mal famée. Sa logeuse, Mme Moss, voudrait qu’il épouse sa fille, Bess, mais il ne veut pas nouer une relation avec elle parce qu’elle est trop simple d’esprit. Il obtient un emploi dans une autre compagnie d’optique, et tout va bien jusqu’au jour où le contremaître en chef, M. Olin, lui ment en lui faisant croire que Harrison, un autre garçon noir, veut le tuer. Il les pousse constamment à se tuer l’un l’autre ; finalement, il leur offre cinq dollars chacun s’ils veulent s’affronter à la boxe. Ils acceptent et se battent jusqu’à en être épuisés. Entre temps, Richard s’intéresse à H.L. Mencken. Il emprunte une carte de bibliothèque à un Irlandais catholique nommé M. Falk et entre dans le royaume de la littérature. Bientôt, il décide de partir au Nord. Quand Tante Maggie vient faire une visite, elle repart pour Chicago avec lui. Il y obtient un travail dans un restaurant de charcuterie appartenant à des juifs. M. et Mme. Hoffman. Richard, se réglant sur les conditions de vie dans le Sud, ne peut pas agir avec naturel avec eux, leur mentant et finalement les quittant. Il devient alors un employé des postes où il rencontre un camarade irlandais avec lequel il peut s’accorder. Il entre dans un cercle littéraire dont plusieurs membres appartiennent au parti communiste. Il adhère alors au Club John Reed, une organisation communiste se consacrant aux arts, en espérant apprendre à écrire et être publié. Il est élu secrétaire du club où, un jour, se présente un homme connu comme le « camarade Young » qui prétend être de Détroit, qui gagne la confiance des membres plus anciens, et alors accuse un autre membre d’être un traître trotskiste. Quand ce Young disparaît, Richard apprend qu’il est un malade mental qui s’est échappé de l’asile. Là-dessus, le parti décide de dissoudre les clubs. S’étant rendu à New York pour la réunion nationale où on en discute, il ne peut trouver une chambre parce qu’il est noir. Afin de présenter sous un meilleur jour le parti communiste à l’homme noir ordinaire, il décide d’écrire un livre de sketches autobiographiques. Il interviewe un membre nommé Ross qui avait été accusé d’avoir incité à l’émeute et qui plus tard sera accusé d’être un traître. Des membres d’un haut rang, tels que Ed Green et Buddy Nealson, commencent à suspecter Richard des mêmes crimes. Aussi perd-il ses illusions sur les buts du parti, et essaie-t-il de couper toute relation avec lui. Il est invité à assister au procès qu’on fait à Ross où celui-ci craque, fond en larmes et demande le pardon du parti. Richard est dégoûté par cette organisation politique et pense que la seule façon d’atteindre l’être ordinaire et de susciter une réaction dans la société est l’écriture.
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